F H I C A

Nous, les hommes des Abymes, décidons de vivre notre foi activement et non dans l'indifférence

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jan 2017

fichier pdf 20170103 Réunion FHICA

Le Nouveau Carnet Dominical de Chants pour la période du 15 Janvier au 02 Avril 2017 est disponible

Affiche Conférence Débat du 28 Janvier prochain

fichier pdf 20170128 ConférenceDébat

1
jan 2017
Posté dans Quelques définitions par Patrice à 10:44 | Pas de réponses »

Dates de l’Épiphanie

L’Épiphanie est prévue aux dates suivantes :

  • dimanche 8 janvier 2017
  • dimanche 7 janvier 2018

La date biblique est située au 6 janvier, mais ce jour n’étant pas férié, l’épiphanie est fêtée le premier dimanche après le 1er janvier. La date est donc variable, chaque année elle a lieu le 1er dimanche de janvier, sauf si ce dimanche tombe le jour de l’an, auquel l’Épiphanie a lieu le 2e dimanche de janvier.

L’Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu aux mages. L’évangile dit : « Ils se prosternèrent et l’adorèrent. Ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. » L’or est la marque de la royauté, l’encens, celle de la divinité et la myrrhe, utilisée dans l’embaumement, celle de la renaissance.

Origine de l’Épiphanie

L’Épiphanie ou Jour des Rois est une fête chrétienne commémorant la visite des rois mages à l’enfant Jésus. Épiphanie provient du grec Epiphaneia, qui signifie “manifestation”, ainsi cette fête célèbre la manifestation de Dieu parmi les hommes. Le 6 janvier de chaque année, on fête 3 grandes manifestations du Christ : l’adoration des mages à Bet-lehem, le baptême de Jésus dans le Jourdain et le premier miracle du Christ aux noces de Cana (l’eau transformée en vin)

Les Églises d’orient mettent l’accent sur la scène du Jourdain, où l’Esprit Saint, sous la forme d’une colombe, proclama Jésus comme le Fils de Dieu. Dans les Églises d’occident, c’est l’adoration des mages qui est célébrée durant l’épiphanie, probablement par opposition aux fidèles gnostiques qui voyaient en l’épiphanie la véritable naissance divine de Jésus, et consacrait à cette fête des célébrations très importantes.

La visite des rois-mages exprime la manifestation de Dieu aux païens, dont faisaient partie ces mages venus d’Orient. Ces derniers se mettent en quête du nouveau né en suivant l’étoile des mages, symbole supplémentaire de la manifestation divine. Lorsqu’ils atteignent la crèche de Jésus, les mages se prosternent et l’adorent, puis lui offre de l’or, symbole de la royauté ; l’encens, symbole de la divinité ; et la myrrhe, annonciatrice de la souffrance rédemptrice. La myrrhe est une gomme-résine aromatique produite par l’arbre à myrrhe (ou balsamier), une arbre qu’on trouve en Afrique de l’Est et dans la péninsule Arabique.

Adoration des mages, Triptyque des Offices, par Andrea Mantegna, vers 1460

Adoration des mages, Triptyque des Offices, par Andrea Mantegna (~1460)
Les 3 rois mages rendent hommage à l’enfant Jésus qui en retour effectue un signe de bénédiction. Jésus, Marie et Joseph sont auréolés et habillés simplement, tandis que les rois portent des vêtements et des bijoux luxueux. Au premier plan, Gaspard présente une coupe de porcelaine chinoise remplie de pièces d’or. Derrière lui, Melchior le jeune barbu tend un encensoir turc et Balthazar, sur la droite, tient une coupe fermée faite de jade. Digital image courtesy of the Getty’s Open Content Program

Certains astronomes ont émis l’hypothèse, en recoupant d’anciens écrits ou des faits scientifiques, que celle-ci était la comète de Halley, une nova ou bien la conjoncture de Jupiter, Saturne et Mars. Ces différents événements eurent lieu entre 11 et 5 avant J-C, et les rois-mages étaient probablement astrologues. Peut-être ne faut-il chercher que la symbolique de l’étoile dans le récit biblique.

Avant d’être associé à la religion chrétienne, le 6 janvier était une fête païenne qui correspondait au solstice d’hiver, qui avait lieu 12 jours après le culte de Mithra, également une fête païenne la renaissance du jeune dieu-soleil, et qui était fixée au 25 décembre suivant le calendrier julien imposé par César. S’en suivait 12 jours et 12 nuits durant lesquels le dieu-soleil venait à maturation, et pendant lesquels démons et enchantements venaient restaurer le chaos primordiale à la renaissance du soleil.2

La Théophanie est la fête orientale traditionnelle du 6 janvier. Aujourd’hui observée par les orthodoxes, elle fût probablement encore célébrée au 3e siècle à Rome. L’Église romaine fixa par la suite l’Épiphanie au 6 janvier après avoir amené la fête de Noël au 25 décembre au cours du 4e siècle. L’ancien culte fût petit à petit supplanté par la religion chrétienne, en Occident comme en Orient.

Célébration de l’Épiphanie

Lors de la messe de l’Épiphanie, le prêtre lit le passage des évangiles relatant cet évènement et procède à une bénédiction. De l’encens est utilisé pendant la messe en mémoire de l’encens précieux offert à Jésus par les Rois Mages. Dans les foyers, l’Épiphanie rime avec galettes de rois !

Depuis la Rome antique, on continue à observer cette pratique qui traditionnellement servait à inverser les rôles entre maîtres et esclaves ; le gagnant de la célèbre fève devenant le « roi de la journée », durant la fête des Saturnales Comme à l’époque, pour éviter toute forme de triche, le plus jeune enfant choisit la part de chacun après s’être glissé sous la table.

Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

À en croire le calendrier des postes, c’est le mercredi 6 janvier que tombe la fête de l’Épiphanie. Dans les églises, en France, elle est pourtant célébrée un dimanche. Trois questions pour mieux pour comprendre. Publié le 13 décembre 2016.

1/Quel jour tombe l’Épiphanie ?

Pour l’Église catholique, «l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier», ainsi que le soulignent les Normes universelles de l’année liturgique et du calendrier(§37) annexées au Missel romain. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée «au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier».

C’est le cas en France qui connaît d’ailleurs cette exception depuis 1802 : le Concordat n’ayant conservé que quatre fêtes chômées (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint), les autres fêtes de précepte avaient été déplacées au «dimanche le plus proche» par un indult du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.

2/ D’où vient l’Épiphanie ?

La fête de l’Épiphanie naît dans l’Orient chrétien où elle se développe parallèlement à celle de Noël en Occident, où elle est rapprochée de la fête païenne de Sol Invictus (du «Soleil invaincu»). La date du 6 janvier correspond d’ailleurs à celle de Sol Invictus en Égypte et en Arabie, où le calendrier lunaire en usage accusait un décalage de 12 jours avec le calendrier solaire des Romains.

En Occident, cette fête est alors christianisée, rassemblant en un même événement les premières manifestations publiques de Jésus (c’est l’étymologie d’Épiphanie, du grec phaïnô, «faire apparaître») : l’adoration par les mages, le baptême au Jourdain et les Noces de Cana.

L’Épiphanie arrive en Occident vers 350 (elle est déjà fêtée à Lutèce en 361). À Rome, sa célébration insiste déjà plus sur l’adoration des mages, la célébration du baptême étant renvoyée, dès le VIIIe siècle, au dimanche suivant.

La distinction entre l’Épiphanie et le Baptême ne sera toutefois entérinée qu’en 1570 par le Concile de Trente et ce n’est qu’après Vatican II qu’une véritable fête du Baptême sera instituée, en général le dimanche suivant l’Épiphanie. Quant aux Noces de Cana, elles sont marquées dans la liturgie le 7 janvier et le deuxième dimanche de l’année C.

En Orient, l’Épiphanie (ou Théophanie) connaît une évolution inverse avec l’importation, au IVe siècle, de la fête de Noël à laquelle va se rattacher l’adoration des mages : l’Épiphanie se recentre alors davantage sur le baptême. Aujourd’hui encore, c’est d’ailleurs par une bénédiction des eaux que la fête est le plus souvent marquée chez les orthodoxes.

3/ Pourquoi les rois et la galette ?

C’est Tertullien (vers 200) qui, le premier, a donné le titre de rois aux mages venus visiter Jésus à Bethléem. Leur nombre de trois rappelle les trois continents d’où ils étaient censés provenir, et leurs cadeaux soulignent que le Christ est à la fois roi (or), dieu (encens) et homme mortel (myrrhe), comme le décrira saint Ambroise de Milan au IVe siècle. Quant à leurs noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, ils apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle.

La galette trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées au moment du solstice d’hiver et qui se terminaient par la fête de Sol Invictus. Lors de ces fêtes païennes, les Romains avaient l’habitude d’inverser les rôles (ainsi entre maîtres et esclaves) et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner le « Prince des Saturnales » qui voyait tous ses désirs exaucés le temps d’une journée. La coutume voulait que le plus jeune de la maisonnée se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.

En Orient, lors de la fête de saint Basile, le 1er janvier, la tradition est aussi de placer une pièce d’or dans le gâteau de Saint-Basile (Vassilopita).

Traditions et coutumes : Epiphanie et Galette des Rois

31
déc 2016
Posté dans Archives 2016 par Patrice à 9:00 | 1 réponse »

Liv II 1-2016

Parution du nouveau livret de messe pour la période du 25 Décembre au 8 Janvier 2017

Le mois de Décembre est le dernier mois de l’Année civile. Il est surtout marqué par les festivités de Noël. On dit que c’est le mois des cadeaux, surtout pour les enfants. Ici et ailleurs, la préparation de la fête est visible dans les magasins comme dans les villes : les décorations, les jeux de lumière, les « Chanté Noël » chez nous, les « Téléthons » pour venir en aide aux plus  faibles, aux plus démunis, …..

Cependant, à coté de cette préparation matérielle, pour nous Chrétiens, il y a d’abord la préparation spirituelle. L’Eglise notre mère nous propose quatre semaines pour nous mettre en marche afin de commémorer la naissance de notre sauveur Jésus Christ. En ce sens, nous serons nourris des récits prophétiques et évangéliques qui orientent le sens profond du mystère de l’incarnation où Dieu a planté sa tente au milieu de nous. Ensemble en Eglise, laissons la parole de Dieu le Père incarné, donner un sens véritable  à notre existence pour que cessent les mésententes, les conflits et les violences venant du monde, de notre société et de nos familles.

Le meilleur cadeau que Dieu puisse offrir à l’humanité toute entière c’est l’envoi de son fils. Il est la lumière qui brille dans nos ténèbres : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se ever une grande lumière  » (Is 9,1) Jésus lui-même se révèle à nous comme une lumière « Je suis la lumière du monde » Les lumières qui décorent nos maisons et nos villes, c’est le symbolisme que Dieu, en Jésus  Christ, est notre lumière véritable.  Comme Jésus lui-même le veut, que nous soyons Lumière les uns pour les autres :  » Vous êtes la lumière du monde et le sel de la terre » enseigne t’il à ses disciples de tous les temps (Matt 5, 13-14)

N’oubliez pas que Dieu s’es manifesté à nous dans la plus grande sobriété et pauvreté. Il est né dans une étable. Cela rend dérisoires nos achats à crédits inutiles et nos extravagances en ces temps de fête. Ainsi Jésus continuera à naître dans nos cœurs.

Je vous accompagne par mes vœux d’Amour, de Paix et de Joie,

Joyeux Noël 2016 à vous tous   Père Antony ETIENNE, votre curé

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Samedi 24 Décembre Veillée de Noël à 19h00 au Bourg et à Chazeau

Dimanche 25 Décembre Animation Pastorale des Jeunes Messe et Baptême à 10h00 au Bourg

Noël vient du latin « dies natalis » ou jour de la naissance. On dit aussi « Nativité ». C’est la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. L’ange avait demandé à Joseph d’appeler son fils Jésus c’est-à-dire « Dieu sauve ». De la faiblesse de ce nouveau-né et de la pauvreté de la crèche, jaillira la puissance de la Résurrection. Noël est célébré le 25 décembre.

Mercredi 28 Décembre Fête des Saints Innocents à 9h00

En référence au massacre des Innocents, nom donné à un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu en même temps que la fuite en Égypte : le meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem, ordonné par Hérode, craignant la concurrence d’un roi des juifs dont la venue lui avait été annoncée par les Mages, peu après la naissance de Jésus. Les Églises les honorent comme martyrs.

Fête : le 28 décembre en Occident et le 29 décembre en Orient.

Vendredi 30 Décembre Fête de la Sainte Famille à 18h30 au Bourg

Sainte Famille

A Noël, c’est le mystère d’un Dieu qui  se fait homme que l’on médite. Le dimanche qui suit immédiatement Noël, la liturgie invite à célébrer ce mystère dans sa réalité concrète et quasi quotidienne : Le Verbe se fait chair, il naît et vit dans une famille qui ressemble à toutes les autres. Et cette famille nous est donnée en exemple. Dieu peut venir habiter chez nous, au milieu de nous.

La Sainte Famille met en évidence les attitudes fondamentales pour toute famille : personne n’appartient à personne, et chacun agit selon sa propre vérité, qui réside dans sa relation à Dieu

La Sainte Famille. © D. R.

Déclarée sainte et proposée en exemple à toutes nos familles, la famille de Jésus n’est pourtant pas un modèle du genre : un projet de rupture de fiançailles ; un « père » qui n’est pas le père ; un accouchement en voyage et dans la précarité ; un fils unique, du moins à s’en tenir aux évangiles de l’enfance ; un enfant qui fait une fugue à douze ans… Sans compter que les évangiles ne citent aucune parole de Joseph et que Marie « garde toutes ces choses dans son cœur ». La communication n’est pas au premier plan ! Nous devons chercher ailleurs ce qui fait la perfection de cette famille.

Les fondamentaux de la famille

D’abord, elle est qualifiée de « sainte« . Nous avons réduit le sens de ce mot à une signification morale. En fait, ce qui est saint, dans l’Écriture, c’est ce qui appartient à Dieu. Le nombre des membres de la famille, trois, veut-il nous renvoyer à la Trinité ? Difficile à dire, même s’il est vrai que nous ne pouvons devenir images de Dieu qu’en nous faisant relations, et que les relations primordiales sont la paternité, la maternité, la filiation. Tous les autres liens s’en inspirent, et quand Jésus dira qu’il faut quitter père et mère pour le suivre, cela signifiera que nous sommes appelés à une seconde naissance. Cependant, si la famille de Jésus a pu être considérée comme exemplaire, c’est qu’elle met en évidence des attitudes fondamentales, essentielles pour toute famille.

Amour des autres, amour de Dieu

Bien entendu, la première idée qui vient à l’esprit est que la famille du Christ se caractérise par l’amour mutuel. Mais qu’est-ce que l’amour? On le confond facilement avec le désir de posséder ou d’être possédé. Or, avec le Christ, nous apprenons qu’il consiste au contraire à se déposséder. L’amour atteint sa perfection quand il donne sans chercher la réciprocité. Si les Évangiles ne nous rapportent qu’un seul dialogue échangé dans la famille de Jésus (Luc 2,48-49), c’est que l’amour ne réside pas dans des paroles mais dans la décision de donner et de se donner. Un tel amour crée une dépendance.

Dans les Évangiles, la dépendance d’amour vis-à-vis des autres découle d’une dépendance vis-à-vis de Dieu. Joseph reçoit d’un ange pendant son sommeil, dans une totale inactivité, les décisions qu’il doit prendre. Marie adhère au projet de Dieu. Jésus se consacre « aux affaires de son Père » (Luc 2,49). Chacun a sa relation personnelle à Dieu, et c’est à partir de là qu’il prend ses décisions.

Un modèle ?

Certains se demanderont comment cette obéissance à Dieu peut se concilier avec notre liberté. C’est que Dieu n’est pas un suzerain aux décisions arbitraires et même capricieuses, mais le dynamisme intelligent et amoureux qui nous fait être et nous achemine vers notre plénitude. Jésus, Marie et Joseph sont parfaitement libres parce qu’ils coïncident avec leur propre vérité, qui est divine. Cette liberté-vérité de chacun est totalement respectée par les autres. Dans cette famille, personne n’appartient à personne et chacun reste au seuil du mystère de l’autre. Jésus n’est pas pour ses parents, il se doit aux affaires de son Père. Déjà Syméon leur avait signifié que cet enfant ne leur appartenait pas puisqu’il était « lumière pour éclairer les nations et glorifier Israël » (Luc 2,32). Joseph prend ses décisions selon la voix de ses rêves. Marie est seule quand elle dit « oui « à l’ange. Mais ces notes distinctes forment ensemble une mélodie. En cela toutes les familles ont à imiter celle de Jésus. L’amour commence par le respect de l’autre en sa différence.

Samedi 31 Décembre Veillée d’Action de Grâce à 18h00 au Bourg

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Je vous souhaite pour ma part, au nom de notre Fraternité des Hommes, un Joyeux Noël en famille et entre amis et vous présente mes meilleurs vœux de Bonheur et de Santé pour vous et vos proches, que 2017 soit une année remplie d’espérance dans la foi de Dieu

Patrice / Administrateur Blog FHICA

22
nov 2016
Posté dans Archives 2016 par Patrice à 10:00 | 1 réponse »

 

Mardi 8 Novembre, 18h30 : Réunion Fhica à Pointe d’Or

Mardi 29 Novembre, 18h30 : Répétition Chorale pour la Messe du 3 Décembre, 6h30  au Calvaire

Mercredi 30 Novembre au Jeudi 8 Décembre : Neuvaine

AVENT 2016

Jeudi 1er Décembre, 18h30 : Répétition Chorale pour la Messe du 3 Décembre, 6h30 au Calvaire

16
nov 2016
Posté dans Archives 2016 par Patrice à 5:27 | Pas de réponses »

Neuvaine

Une neuvaine (du latin novem, neuf) est dans l’Église catholique romaine une dévotion privée ou publique de neuf jours, destinée à obtenir des grâces déterminées. Tandis que l’octave a un caractère joyeux et plus festif, la neuvaine combine le deuil et l’espoir, elle est empreinte de soupir et de prière. On peut y voir, en modèle, les neuf jours séparant l’Ascension de Jésus au ciel et la descente de l’Esprit-Saint le jour de la Pentecôte, durant lesquels « Tous étaient assidus à la prière, avec quelques femmes dont Marie la mère de Jésus, et avec les frères de Jésus »[1]. « Le chiffre neuf dans l’Écriture sainte marque la souffrance et le chagrin »[2].

La neuvaine est permise, voire recommandée par l’autorité ecclésiastique, mais n’a toujours pas trouvé sa place exacte dans la liturgie de l’Église. Elle n’en a pas moins été de plus en plus appréciée et en usage chez les fidèles. On peut distinguer quatre sortes de neuvaines : les neuvaines de deuil, de préparation, de prière et les neuvaines indulgenciées, bien qu’une telle distinction ne soit pas exclusive.

Histoire

Nous trouvons parmi les Romains de l’Antiquité une célébration religieuse officielle de neuf jours dont Tite-Live rapporte l’origine. Après que des pierres furent tombées du ciel sur le mont Albain, on procéda à un sacrifice officiel de neuf jours pour apaiser les dieux et éviter le mal, que ce fût à la suite d’un avertissement d’en haut ou sur l’avis des augures. À partir de ce moment-là fut faite la même neuvaine de sacrifices chaque fois que l’on annonçait un prodige du même genre[]

Outre cette coutume, il existait aussi chez les Grecs et les Romains celle d’observer un deuil de neuf jours, avec une cérémonie spéciale le neuvième jour, après la mort ou l’ensevelissement. Tout cela pourtant relevait plutôt du domaine privé ou familial. Les Romains célébraient aussi leur parentalia novendialia, une neuvaine annuelle (du 13 au 22 février) pour commémorer tous les membres défunts de leurs familles. La célébration se terminait le neuvième jour par un sacrifice et un banquet joyeux. On trouve une référence à cette coutume dans les lois de l’empereur Justinien, où il est interdit aux créanciers de déranger les héritiers de leur débiteur pendant neuf jours après sa mort. Saint Augustin conseille aux chrétiens de ne pas imiter cette coutume païenne dont l’Écriture sainte ne donne aucun exemple. Par la suite, le Pseudo-Alcuin répète le même conseil, en invoquant l’autorité de saint Augustin et, de façon encore plus nette, Jean Beleth au XIIe siècle. Même l’évêque Durandus dans son Rationale (Naples, 1478), écrivant sur l’Office des Morts, remarque que « certains ne l’ont pas approuvé, afin de ne pas avoir l’air de singer les coutumes païennes ».

Malgré tout, dans les célébrations mortuaires chrétiennes, on trouve celle du neuvième jour avec celles du troisième et du septième. Les Constitutiones Apostolicae en parlent déjà. La coutume existait surtout en Orient, mais on la trouvait aussi chez les Francs et les Anglo-Saxons. Même si elle se rattachait à une pratique païenne antérieure, elle ne comportait quand même aucune trace de superstition. Un deuil de neuf jours avec messe quotidienne était naturellement un luxe, que seules pouvaient se permettre les classes les plus élevées. Les princes et les riches ordonnaient pour eux-mêmes une telle cérémonie dans leurs testaments ; et de tels ordres se retrouvent même dans les testaments de papes et de cardinaux. Au Moyen Âge déjà, la neuvaine de Messes pour papes et cardinaux était un usage. Par la suite la célébration mortuaire pour les cardinaux ne cessa de se simplifier, jusqu’à ce que finalement elle fût réglée et fixée par la Constitution Praecipuum de Benoît XIV, le 23 novembre1741. Pour les défunts pontifes on retint le deuil des neuf jours qui ainsi en vint à être appelé tout simplement[12]. L’usage s’est perpétué et se compose principalement d’une neuvaine de Messes pour les défunts. Un rescrit de la Sacrée Congrégation des Rites du 22 avril1633 nous informe que de telles neuvaines de deuil, officia novendialia ex testamento, étaient connues et autorisées de façon générale dans les églises de religieux. Elles ne sont plus d’usage courant, bien qu’on ne les ait jamais interdites et, de fait, les novendiales precum et Missarum devotiones pro defunctis ont été au contraire approuvés par Grégoire XVI, le 11juillet1853 ([sic]) et enrichis d’indulgences pour une confrérie agonizantium en France.

Outre la neuvaine pour les morts, nous trouvons pendant le Haut Moyen Âge la neuvaine de préparation mais, au début, seulement avant Noël et seulement en Espagne et en France. Elle avait son origine dans les neuf mois que Jésus avait passés dans le ventre de sa mère, de l’Incarnation à la Nativité. En Espagne le dixième concile de Tolède de 656 transféra pour le pays entier l’Annonciation au 18 décembre, comme la fête qui préparait le mieux à Noël. Il apparaît ainsi qu’une neuvaine de préparation à Noël a été immédiatement mise en place pour toute l’Espagne. Quoi qu’il en soit, dans une question envoyée des Açores (Insulae Angrenses) à la Sacrée congrégation des rites, on en appelait à la « coutume vénérable » de célébrer, juste avant Noël, neuf messes votives en l’honneur de Notre-Dame. Et puisque le peuple continuait à participer à cette célébration, l’usage fut validé le 28 septembre1658. Un Ordinarium français prescrit que la préparation pour Noël, le neuvième jour, doit commencer par les hymnes O et que chaque jour, au Magnificat, on encense l’autel et le chœur. L’Ordinarium de Nantes et l’Antiphonaire de Saint-Martin de Tours, à la place des sept hymnes O communs, en a neuf pour les neuf jours qui précèdent Noël et ceux-ci étaient chantés avec une solennité spéciale. En Italie la neuvaine semble ne s’être répandue qu’au XVIIe siècle. Enfin, la Praxis cæremoniarum seu sacrorum Romanæ Ecclesiæ Rituum accurata tractatio du théatin Piscara Castaldo, livre approuvé en 1525 par le père général dont dépendait l’auteur donne des directives complètes pour célébrer la neuvaine de Noël avec exposition du Saint-Sacrement. L’auteur remarque que cette neuvaine, qui commémore les neuf mois passés par Jésus dans le ventre de sa mère, a été célébrée avec solennité dans un grand nombre de lieux en Italie. Et au début du XVIIIe siècle la neuvaine de Noël tenait une place si éminente que la Sacrée Congrégation des Rites, le 7 juillet1718, dans un cas spécial, a permis pour elle seulement la célébration solennelle

Neuvaine célébrée en la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours à Gannes, le 14juillet2016.

Mais avant cela, au moins en Sicile, la coutume était apparue chez les religieux de préparer la fête de leur fondateur grâce à une neuvaine de messes ; ces Missæ novendiales votivæ ont elles aussi, le 2 septembre1690, étaient autorisées. En général, au XVIIe siècle, de nombreuses neuvaines avaient lieu, surtout dans les églises de religieux et elles étaient adressées aux saints des différents ordres. Deux cents ans plus tard, à la demande de la Sicile que le Saint-Sacrement fût exposé au cours de la célébration de neuvaines, une permission spéciale fut accordée et dans les décrets sur les Missæ votivæ du 30juin1896, il est réellement question des Missæe votivæ novendiales B.M.V. Au moins de cette manière, alors, la neuvaine obtint sa reconnaissance, même dans la liturgie.

En même temps que la neuvaine de préparation, la neuvaine de prière proprement dite est apparue, semble-t-il, chez les fidèles qui, dans leur détresse, s’adressaient aux saints avec une neuvaine, surtout dans le but de recouvrer la santé. Le foyer d’origine de cette neuvaine doit avoir été la France, la Belgique et la vallée inférieure du Rhin. On remarque surtout jusqu’à l’an 1000 les neuvaines à saint Hubert, à saint Marcoult et saint Momble. Ce dernier était considéré comme le patron particulier pour les maladies de la tête et du cerveau ; les neuvaines qu’on lui adressait se faisaient surtout dans le monastère de Sainte-Croix à Bordeaux, où le saint était enterré. C’est saint Marcout qui avait accordé aux rois de France le pouvoir de guérir les écrouelles en touchant les malades avec leur main. À cette fin, peu après leur couronnement et leur onction à Reims, ils devaient aller en personne en pèlerinage au tombeau de saint Marcout à Corbeny et y faire une neuvaine. Ceux qui par la suite étaient guéris devaient faire une neuvaine analogue. Mais la neuvaine la plus connue est celle à saint Hubert, qui de nos jours existe encore. Elle visait à sauver les personnes mordues par un chien ou un loup enragé[26].

La dernière de ces neuvaines a été critiquée plus tard, particulièrement par les Jansénistes, et rejetée comme superstitieuse. Plus tôt Gerson, au XIVe siècle, avait mis en garde contre l’abus superstitieux de cette neuvaine. Mais il ne rejette pas les neuvaines en général et ses travaux nous montrent que, de son temps, elles s’étaient déjà répandues. Mais en dépit de l’avertissement de Gerson, les neuvaines ont été depuis cette époque de plus en plus en faveur auprès des fidèles, et leurs nombreux effets, parfois miraculeux, n’y ont pas peu contribué. Benoît XIV parle d’un certain nombre de miracles de ce genre cités dans les procès de canonisation. Les catholiques savent de leur propre expérience que la neuvaine n’est nullement une coutume païenne et superstitieuse, mais un des meilleurs moyens d’obtenir des grâces célestes par l’intercession de la Vierge et de tous les saints. La neuvaine de prière est ainsi une sorte de prière qui porte en elle, pour ainsi dire, comme une promesse d’être entendu, la confiance et la persévérance, deux qualités les plus importantes pour l’efficacité de la prière. Même si l’emploi du nombre neuf dans le christianisme remontait à une utilisation analogue dans le paganisme, son utilisation ne mériterait aucun blâme et ne montrerait aucune superstition. Non, bien sûr, que chaque variation individuelle ou chaque ajout fait dans n’importe quelle neuvaine privée puisse être par là justifié ou défendu. On peut abuser de la coutume la plus sainte, mais l’utilisation du chiffre neuf peut être non seulement justifiée, mais même interprétée dans le meilleur sens.

Le chiffre dix est le plus élevé, le numerus maximus, autrement dit le plus parfait, celui qui convient à Dieu ; le chiffre neuf, un dix qui n’a pas réussi, est le chiffre de l’imperfection, celui qui convient à la nature mortelle. C’est en ce sens d’une certaine façon que les Pythagoriciens, Philon le Juif, les Pères de l’Église, et les moines du Moyen Âge, ont philosophé sur le sens du nombre de neuf. Voilà pourquoi il était adapté pour être utilisé lorsque l’homme dans son imperfection adresse sa prière à Dieu. Dans la neuvaine de deuil et la messe du neuvième jour, on rappelait au Moyen Âge que le Christ avait rendu l’âme dans une prière à la neuvième heure, comme dans les livres pénitentiels, ou on remarquait que, par le biais d’une messe au neuvième jour, on marquait le départ jusqu’aux rangs des neuf chœurs des anges. Pour l’origine de la neuvaine de prière, nous pouvons attirer l’attention sur le fait que la neuvième heure dans la synagogue, de même que la none dans l’Église chrétienne, était dès le début une heure de prière, de sorte qu’elle a été comptée parmi les « heures apostoliques »[]

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